En bref
L’asclépiade tubéreuse semble avoir décidé de ne pas ressembler aux autres asclépiades. Elle préfère les sols secs aux terrains humides, porte des fleurs orange éclatant plutôt que roses et ne produit presque pas le latex blanc qui caractérise habituellement le genre. Pourtant, sous cette apparence différente, elle demeure une véritable Asclepias.
At a glance
Butterfly milkweed seems like a rebel among milkweeds. It prefers dry soils to wet ground, bears brilliant orange flowers rather than pink ones, and produces almost none of the white milky sap usually associated with the genus. Yet beneath these differences, it remains a true Asclepias.
Répartition et habitat
Asclepias tuberosa est originaire d’une vaste partie de l’Amérique du Nord, depuis le sud-est du Canada jusqu’au nord du Mexique. Elle est surtout répandue dans l’est et le centre du continent.
Contrairement à l’asclépiade incarnate, associée aux marais et aux prés humides, celle-ci habite les prairies sèches, les clairières, les bois ouverts, les pentes rocheuses et les sols sablonneux ou graveleux. Sa présence naturelle au Québec se situe près de la limite nord de sa répartition.
Distribution and habitat
Asclepias tuberosa is native to a broad area of North America, from southeastern Canada to northern Mexico. It is most widespread in the eastern and central parts of the continent.
Unlike swamp milkweed, which is associated with marshes and wet meadows, this species inhabits dry prairies, clearings, open woodlands, rocky slopes, and sandy or gravelly soils. Its natural occurrence in Québec lies near the northern limit of its range.
Caractéristiques remarquables
Ses fleurs forment des bouquets presque plats dont la couleur passe du jaune orangé au rouge orangé. Chacune possède la structure complexe typique des asclépiades : le pollen est réuni en petits paquets qui peuvent s’accrocher aux pattes des insectes lorsqu’ils visitent la fleur.
Si l’on casse une tige, on cherchera en vain l’abondant lait blanc produit par la plupart de ses parentes. La sève de cette espèce est plutôt claire. Cette exception est si inhabituelle qu’elle peut faire douter de son identité.
Son nom tuberosa renvoie à sa racine épaisse et charnue. Profondément ancrée dans le sol, elle emmagasine des réserves et permet à la plante de supporter la sécheresse. Elle explique aussi pourquoi l’asclépiade tubéreuse peut disparaître assez tardivement en automne, revenir lentement au printemps et néanmoins vivre de nombreuses années.
Notable characteristics
Its flowers form almost flat-topped clusters ranging in colour from yellow-orange to reddish orange. Each flower has the intricate structure typical of milkweeds: the pollen is gathered into small packets that can become attached to the legs of visiting insects.
Break a stem and you may search in vain for the abundant white milk produced by most of its relatives. The sap of this species is instead mostly clear. It is such an unusual exception that it can make you wonder whether this really is a milkweed at all.
The name tuberosa refers to its thick, fleshy root. Anchored deep in the soil, it stores reserves and helps the plant withstand drought. It also helps explain why butterfly milkweed can disappear rather late in autumn, return slowly in spring, and yet live for many years.
Culture
Cette asclépiade demande du soleil et, surtout, un excellent drainage. Un sol pauvre, sablonneux ou caillouteux lui convient souvent mieux qu’une terre riche et constamment arrosée. L’humidité hivernale excessive peut faire pourrir sa couronne.
Il vaut mieux choisir son emplacement avec soin et éviter ensuite de la déplacer : sa longue racine supporte mal la transplantation. Les jeunes plants prennent parfois deux ou trois ans avant de fleurir, mais deviennent beaucoup plus résistants une fois établis. Comme les nouvelles pousses apparaissent tard au printemps, marquer leur emplacement permet d’éviter de croire trop vite que la plante est morte—ou de creuser accidentellement à sa place.
Growing
This milkweed needs sun and, above all, excellent drainage. Poor, sandy or stony soil often suits it better than rich ground that is constantly watered. Excessive winter moisture can cause the crown to rot.
It is best to choose its location carefully and then leave it there: its long root does not tolerate transplanting well. Young plants may take two or three years to flower, but become much more resilient once established. Because new shoots emerge late in spring, marking the spot can prevent you from deciding too soon that the plant has died—or accidentally digging where it is about to return.
Usages et intérêt
Les fleurs riches en nectar attirent papillons, abeilles, bourdons, guêpes et autres insectes. Les feuilles peuvent nourrir les chenilles du monarque et celles de plusieurs autres papillons de nuit, bien que cette espèce ne soit pas toujours l’asclépiade préférée des femelles monarques pour la ponte. À l’automne, ses follicules s’ouvrent et libèrent des graines munies de longues soies emportées par le vent.
La grosse racine possède également une histoire culturelle. Des documents ethnobotaniques rapportent que les Cherokee l’employaient notamment contre certaines douleurs et affections respiratoires; ses fibres servaient aussi à fabriquer des ceintures. Les herboristes euro-américains adoptèrent ensuite la plante sous le nom de pleurisy root, ou « racine de la pleurésie ». Elle figura même dans la pharmacopée officielle des États-Unis de 1820 à 1905. Son ancien nom médicinal survit aujourd’hui, tandis que son nom horticole, butterfly milkweed, raconte la nouvelle raison pour laquelle tant de gens la cultivent.
Uses and interest
The nectar-rich flowers attract butterflies, bees, bumblebees, wasps and other insects. The leaves can feed monarch caterpillars as well as the caterpillars of several moths, although this species is not always the milkweed preferred by female monarchs for laying their eggs. In autumn, its pods split open and release seeds with long silky tufts that are carried away by the wind.
The thick root also has a long cultural history. Ethnobotanical records describe its use by the Cherokee for certain kinds of pain and respiratory ailments, while fibres from the plant were also used to make belts. Euro-American herbalists later adopted the plant under the name pleurisy root. It even appeared in the official United States Pharmacopoeia from 1820 to 1905. Its old medicinal name survives today, while its horticultural name, butterfly milkweed, tells the newer story of why so many people now grow it.
